Jeudi 4 décembre 2008
- Publié dans : Humeurs


J'ai passé la majeure partie de ma vie à me poser cette question.

Peut-être est-ce uniquement du texte que pourrait venir la réponse : réponse, hélas, qui ne saurait en être une mais qui, dans son insuffisance - dans son impuissance -, serait plutôt le cruel aveu - la confirmation posthume - de sa faiblesse.
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 3 décembre 2008
- Publié dans : Humeurs
Page éclaboussée d'encre ?

Cerveau lentement envahi par les idées noires ?

Granit démesurément grossi à la loupe ?


Quoi qu'il en soit, le résultat me plaît !
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 2 décembre 2008
- Publié dans : Dans mes tiroirs

 

 

Chatoyance

du soyeux


Effets de brillance

du doucereux



Le flou danse

devant les yeux

Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 28 novembre 2008
- Publié dans : Humeurs

C'est mon côté masochiste, je suppose.

 

Wole Soyinka

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 4 octobre 2008
- Publié dans : Humeurs
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 3 octobre 2008
- Publié dans : Bonnes nouvelles !
Festival "Passeurs de monde(s)"

Du 8 au 18 octobre, rencontres en Poitou-Charentes avec des écrivains et des éditeurs.

Jean-Yves Masson, écrivain, éditeur et traducteur, parlera de la profession de traducteur à la Médiathèque de Thouars, le vendredi 17 octobre à 20 h 30.

Ainsi qu'à la Bibliothèque communautaire de Châtellerault, le samedi 18 octobre à 16 h.



Bonus : Parole(s) d'éditeurs, petit ouvrage hors commerce, sera offert à l'occasion de cette manifestation organisée par le Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes.

Tous les renseignements sur la manifestation et les invités sur www.livre-poitoucharentes.org
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 1 octobre 2008
- Publié dans : Bonnes nouvelles !

.../...

Donc le poète est vraiment voleur de feu.

Il est chargé de l’humanité, des animaux même ; il devra faire sentir, palper, écouter ses inventions ; si ce qu’il rapporte de là-bas a forme, il donne forme : si c’est informe, il donne de l’informe. Trouver une langue ;

— Du reste, toute parole étant idée, le temps d’un langage universel viendra ! Il faut être académicien, — plus mort qu’un fossile, — pour parfaire un dictionnaire, de quelque langue que ce soit. Des faibles se mettraient à penser sur la première lettre de l’alphabet, qui pourraient vite ruer dans la folie ! —

Cette langue sera de l’âme pour l’âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant. Le poète définirait la quantité d’inconnu s’éveillant en son temps dans l’âme universelle : il donnerait plus — que la formule de sa pensée, que la notation de sa marche au Progrès ! Énormité devenant norme, absorbée par tous, il serait vraiment un multiplicateur de progrès !

.../...

Extrait de la "Lettre du voyant" envoyée par Arthur Rimbaud à Paul Demeny, le 15 mai 1871.

Rimbaud a 17 ans.
On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.

Le document autographe peut être caressé - du regard - au Musée Rimbaud de Charleville.

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 30 septembre 2008
- Publié dans : Humeurs

Je sais clairement que j'écris pour être heureuse, cependant je ne sais pas pourquoi j'écris. Parfois je pense que j'écris parce que l'existence me submerge, d'autres fois parce que je pense que je suis une autre, ce qui revient au même.

Parce qu'il y a au moins deux types de raisons qui se croisent : celles qui sont explicables et celles qui ne le sont pas, comme celles qui ne relèvent que du pur hasard. Par exemple, j'avais huit ans lorsque j'ai trouvé un stylo que le vent avait fait tomber parmi les caroubes, sur le chemin que j'avais l'habitude de prendre. Ce stylo a été le seul objet que, jusqu'à aujourd'hui, j'ai trouvé sans avoir à le chercher, il était vert, et c'est avec lui que je recopiais les rédactions que je faisais pour distraire la solitude de mon enfance. C'est là une raison qui n'a rien à voir avec le destin, mais que je considère comme un signe du hasard, poétique et innocent, et pour cela véritable.

Ensuite, il y a d'autres raisons, celles qui sont explicables, qu'on peut ordonner. Je dirais d'abord que j'écris depuis que j'ai appris à écrire par un désir furieux de créer des simulacres de gens, se mouvant à l'intérieur de simulacres de vie. Une sorte de jouissance suprême. Une autre raison, plus sereine, moins proche de l'instinct et qui, d'une certaine façon, est capable d'ordonner l'impulsion chaotique de la première, est liée à l'exigence consciente et déterminée d'un ordre, lorsque je pressens le désordre. Comme si à travers l'écriture je pouvais transformer l'injuste en juste, le laid en beau, le nocif en bienfaisant. Même quand je n'écris que sur l'injuste, le laid et le nocif. Même là, ou surtout là, l'exigence existe. Une joie plus douloureuse.

Une autre raison, encore plus diffuse car moins organique, vient de la simple perplexité d'exister et est particulièrement liée à l'ignorance de ce pour quoi j'écris. Cette raison aussi me fait écrire. Au-delà des raisons narcissiques, celles qui s'attachent au désir de reconnaissance par les autres, au fond le premier principe générateur de toute communication. Pourquoi ne pas le dire ? J'écris pour exister tout entière, ressentir du bonheur et le faire savoir aux autres.

Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 28 septembre 2008
- Publié dans : Bonnes nouvelles !

Selon Oscar Wilde, « Une idée qui n’est pas exprimée n’existe pas ».

Ce dictionnaire ludique fait exister le futur devant nos yeux.

Assez sérieux pour ne pas se prendre au sérieux, il est destiné à tous ceux qui veulent inventer leur futur et non le subir.

Loin des discours catastrophistes, ce dictionnaire créatif propose une façon ludique de penser l’avenir et rend le futur joyeux.

Le dictionnaire du futur embarque ses lecteurs dans l'univers de demain par la grâce de l’imagination, meilleure compagnie de transport au monde.

Afichocoin (panneaux interactifs de quartier pour s’échanger des services), Cusarh (Contrat d’Union Solidaire entre un AvataR et un Humain), Muépétrois (Mp3 qui diffuse du silence), Grooptable (Le téléphone qui utilise le hasard pour tisser des liens)…

Des mots technos, rigolos, valises, conceptuels, décalés…


Le dictionnaire impertinent du Futur
, Anne-Caroline Paucot, M21

Une sélection "Rue des Livres".

Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 23 septembre 2008
- Publié dans : Bonnes nouvelles !
« Mylia avait reçu deux types d'éducation : l'éducation pour voir et l'éducation pour entendre. Par elle-même, ou par sa maladie, elle avait appris à toucher. On ne touche pas les gens comme ça, entendait-elle de temps à autre. Et elle était effrayée. On ne touche pas les gens comme ça ? Elle ne recommencerait pas.

Mylia se nichait dans la chaleur de Theodor comme elle ne le faisait qu'avec sa mère. Ce que Mylia avait développé par elle-même, dans sa solitude, c'était le toucher des choses matérielles, des choses qui ne parlent pas. Elle les touchait de façon obscène, si c'est ainsi que l'on désigne la rencontre de la main d'un être humain avec une table, par exemple, ou même avec un défaut du bois dans une table.

- Ce n'est pas correct de toucher les choses comme ça, lui disait sa mère.
- Alors, comment on touche ?
- Moins fort, sans empoigner comme ça. Ne t'implique pas autant.

Ce que sa mère ne disait pas, mais d'autres gens si, c'est qu'elle empoignait les choses comme si elle était excitée, comme si elle empoignait un homme. Il y avait donc une pudeur familiale évidente dans cette phrase presque technique :

- Ce n'est pas correct de toucher comme ça. »


Texte merveilleusement traduit du portugais par Marie-Hélène Piwnik

Jérusalem, Gonçalo M. Tavares
247 pages
© Éditions Viviane Hamy, septembre 2008 pour la traduction française

Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Ouvrez les guillemets














« Le véritable réel ne se limite pas à l'aspect chatoyant de l'extérieur. »

François Cheng, extrait du Dit de Tianyi

À bâtons rompus

Fin limier

Classement vertical

En l'an de grâce...

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

À mon chevet...

Les Mains gamines
Emmanuelle Pagano
P.O.L

Le chemin des sortilèges
Nathalie Rheims
Éditions Léo Scheer


Collier de nouilles
Fanny Chiarello

Spiderland
Jean-Marc Flahaut

Parfois au bout des routes
Pierre Duys

Un peu plus vers la mer
Raymond Ceuppens

 La route
Cormac McCarthy


 La taille d'un ange
Patrice Juiff


Puisque rien ne dure
Laurence Tardieu

Le Pavé de Paris
Emmanuel Guibert


Vie et mort en quatre rimes
Amos Oz


Le bar des habitudes
Franz Bartelt

Le bruit des trousseaux
Philippe Claudel

Le Cantique de l'apocalypse joyeuse
Arto Paasilinna


Château l'Attente
Linda Medley

Et mon coeur transparent
Véronique Ovaldé


Contes carnivores
Bernard Quiriny


Escales
Nicolas de Crécy


L'Homme qui tombe
Don DeLillo


La mère horizontale
Carole Zalberg

La Théorie du panda
Pascal Garnier


On n'est pas là pour disparaître
Olivia Rosenthal

Comment va la douleur ?
Pascal Garnier

 



Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus